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Samsung Galaxy Z Fold 7 : notre test après plusieurs semaines d'utilisation

Samsung Galaxy Z Fold 7 : notre test après plusieurs semaines d'utilisation

Après plusieurs générations de tâtonnements, Samsung semble enfin avoir trouvé la formule avec le Galaxy Z Fold 7. Plus fin, plus léger, doté d'un écran externe enfin exploitable au quotidien, ce pliable haut de gamme change véritablement de catégorie. Nous l'avons utilisé plusieurs semaines comme smartphone principal pour voir si le format pliable a désormais atteint sa pleine maturité, au-delà de l'effet de nouveauté.

Un châssis enfin digne d'un smartphone premium

Le premier choc en sortant le Galaxy Z Fold 7 de sa boîte, c'est son épaisseur : une fois replié, l'appareil frôle désormais celle d'un smartphone classique un peu épais, loin du pavé que représentaient les premières générations de la gamme Fold. Le poids a lui aussi fondu de manière notable, rendant l'appareil bien plus agréable à tenir en main d'une seule prise, même si le format reste évidemment plus large qu'un smartphone traditionnel une fois déplié. La charnière, entièrement revue, se referme sans laisser le moindre espace visible, un détail qui compte énormément dans la perception de qualité, et le pli au centre de l'écran interne, bien que toujours perceptible au toucher, est nettement moins visible à l'œil qu'auparavant.

L'écran externe, enfin un véritable écran principal

C'est sans doute le point qui change le plus l'expérience au quotidien : l'écran externe du Galaxy Z Fold 7 est désormais suffisamment large pour servir d'écran principal la majeure partie du temps, sans donner l'impression de taper sur un clavier miniature ou de lire un article dans un couloir étroit. On peut consulter ses messages, répondre à ses emails, naviguer sur les réseaux sociaux et même lancer certaines applications sans jamais avoir besoin de déplier l'appareil, ce qui n'était clairement pas le cas sur les premières générations où l'écran externe servait surtout de simple panneau de notifications. Le dépliage garde évidemment tout son intérêt pour la lecture longue, le visionnage de vidéos, le multitâche en deux applications côte à côte ou la prise de notes, mais il n'est plus une obligation permanente comme auparavant.

Multitâche et logiciel : l'argument central du format pliable

Une fois déplié, l'écran interne du Galaxy Z Fold 7 permet d'afficher deux, voire trois applications simultanément, avec une fluidité que la surcouche logicielle de Samsung a considérablement améliorée au fil des générations. La barre des tâches façon ordinateur de bureau, empruntée à One UI, facilite grandement le passage d'une application à l'autre en glissant simplement une icône vers l'écran, et le mode fenêtré flottant permet de garder une application de messagerie ou de calcul ouverte en superposition pendant qu'on travaille sur autre chose. C'est précisément cet usage productif, plus proche d'une tablette compacte que d'un simple grand smartphone, qui justifie le mieux le multitâche fenêtré et la prime tarifaire par rapport à un modèle classique comme le Galaxy S26 Ultra.

Photo : de bonnes performances, sans être le meilleur de la gamme Samsung

Sur le plan photographique, le Galaxy Z Fold 7 embarque un module principal performant, un ultra grand-angle correct et un téléobjectif offrant un zoom optique modéré, avec un traitement d'image cohérent avec le reste de la gamme Galaxy S. Les clichés de jour sont détaillés et bien équilibrés en couleur, même si la contrainte d'espace imposée par la charnière empêche Samsung d'y loger le module principal le plus performant de son catalogue, celui-là même réservé au Galaxy S26 Ultra. En basse lumière, les résultats restent tout à fait honorables sans toutefois rivaliser avec les meilleurs photophones du marché évoqués dans notre sélection des meilleurs smartphones pour la photo. L'écran interne offre en revanche un avantage unique pour la retouche photo et vidéo, avec suffisamment d'espace pour afficher des outils d'édition complets à côté de l'aperçu.

Autonomie et charge, le compromis inévitable du format

La batterie du Galaxy Z Fold 7 permet de tenir une journée complète d'usage mixte sans anxiété, mais elle reste, comme sur toute la catégorie des pliables, en retrait par rapport à un smartphone classique équivalent en gamme de prix, la contrainte physique de loger une batterie dans un châssis qui se replie limitant mécaniquement sa capacité totale. Les usages intensifs, notamment le jeu prolongé sur l'écran interne dont la définition élevée sollicite fortement la puce, font redescendre l'autonomie de façon plus marquée que sur un smartphone traditionnel. La charge rapide filaire reste efficace pour récupérer une bonne partie de la batterie en une trentaine de minutes, un point rassurant pour les journées les plus chargées.

Faut-il craquer pour le format pliable en 2026 ?

Le Galaxy Z Fold 7 est sans doute la meilleure démonstration à ce jour que le format pliable a dépassé le stade du gadget technologique pour devenir un véritable outil de productivité mobile, à condition d'accepter un tarif nettement supérieur à celui d'un smartphone haut de gamme classique. Comme nous le détaillions dans notre comparatif des smartphones pliables 2026, la concurrence progresse elle aussi rapidement, mais Samsung conserve une avance nette en matière de finition, de logiciel multitâche et de fiabilité de la charnière après plusieurs mois d'usage intensif, un critère qui pesait lourd dans les réticences des premiers acheteurs des générations précédentes.

Résistance et durabilité : le vrai test du temps long

Au-delà des premières impressions, c'est souvent après plusieurs mois d'usage que se révèlent les vrais points faibles d'un smartphone pliable : accumulation de poussière dans la charnière, apparition de rayures profondes sur l'écran interne recouvert d'un film plastique plus fragile qu'un verre traditionnel, ou encore relâchement progressif du mécanisme de charnière. Sur ce point, Samsung a manifestement retenu les leçons des critiques adressées aux premières générations : la certification de résistance à la poussière, longtemps absente des pliables du fait de leur mécanisme complexe, est désormais présente, et le revêtement de l'écran interne a été renforcé pour mieux encaisser les micro-rayures du quotidien liées à l'usage du stylet ou simplement des ongles. Après plusieurs semaines d'usage intensif incluant de nombreux cycles d'ouverture et de fermeture quotidiens, la charnière n'a montré aucun signe de jeu ou de grincement, un point rassurant pour un investissement de cette ampleur.

Notre verdict après plusieurs semaines d'usage

Au terme de cette période de test, le Galaxy Z Fold 7 convainc largement plus qu'il ne déçoit : le châssis affiné et l'écran externe enfin exploitable suppriment les deux plus gros reproches adressés aux générations précédentes, tandis que le multitâche logiciel continue de représenter le meilleur argument du format pliable face à un smartphone classique. Reste un tarif qui cantonne cet appareil à un public averti, prêt à payer significativement plus cher pour un usage véritablement différent au quotidien plutôt que pour un simple effet de nouveauté.